Réponse au commentaire de M. Wahab BENIDIR, paru dans "Le Matin d'Algérie Online", à la suite de l'excellent article de Hassane Zerrouki, intitulé "Révision constitutionnelle : le calcul sordide de Belkhadem".
Merci cher collègue pour tes paroles, oh combien encourageantes et réconfortantes, en ces temps de démission et de soumission quasi-générales.
Hélas, mille fois hélas, les vieux démons de la haine et de la division ont été ressuscités par le Clan d'Oujda revanchard qui, depuis bientôt neuf ans, n'a cessé de mépriser les citoyens originaires des 47 autres wilayas du pays, par un népotisme et un régionalisme "à la limite du racisme".
Moi aussi, je me souviens, comme si cela datait d'hier, de la vive réaction de M.S. BENYAHIA, Ministre des Affaires Etrangères et de son Secrétaire Général, M.S. DEMBRI, lorsque feu Abdelmadjid Mohammedi, Directeur de l'Administration Générale, une autre victime de la persécution criminelle du Clan d'Oujda, leur avait présenté la "configuration régionale" des effectifs du MAE, services extérieurs et administration centrale, issus à plus de 90% de la wilaya de Tlemcen et d'une ou deux autres wilayas limitrophes : "C'est scandaleux et irresponsable" s'exclamèrent-ils, interloqués par les statistiques fournies par le Directeur des Personnels.
"L'irresponsable", qui est à l'origine de cette situation est aujourd'hui Président de la République.
Boumediène, que le Clan d'Oujda a pris en otage, au point de lui faire porter un nom et un prénom bien de la région et d'épouser, tout comme M.S. BENYAHIA, plus tard et d'autres "personnalités" originaires de l'Est et du Centre du pays, des tlemcéniennes de "souche", c'est à dire d'origine marocaine, cautionnait aveuglément les abus du Clan.
Effectivement, comme tu le dis si bien, toutes les institutions de la République sont aujourd'hui massivement investies et sous le contrôle direct ou indirect de personnes acquises ou dévouées corps et âmes au Clan d'Oujda.
N'est-ce pas Honoré de Balzac qui a écrit :"Plus sa vie est infâme, plus l'homme y
tient, elle est une protestation, une vengeance de tous les instants"
Les hommes pieux et sages, qui connaissent la vanité de la vie et des jouissances terrestres et qui ont passé avec succés les épreuves d'ici-bas, ont hâte de rejoindre leur Dieu pour jouir des bienfaits du Paradis qu'ils ont mérité.
Ce n'est malheureusement pas du tout le cas de cette "espèce" d'assoiffés et d'affamés, à la foi chancelante et à la morale douteuse, quand ils en ont, physiquement et mentalement malades, "cupides et obstinés", qui nous gouvernent, malgré nous, depuis 1962 et qui doivent, au plus vite être chassés du pouvoir auquel ils s'agrippent pathétiquement au prix de compromis et compromissions très dangereux pour l'indépendance, l'unité, la cohésion et la stabilité du pays.
Oui, l'heure de la relève a sonné et elle aura lieu avec ou sans leur consentement.
Que les sourds-muets qui obstruent l'horizon politique, économique, social et culturel du pays le comprennent bien car pour pouvoir faire convenablement face aux défis majeurs qui l'attendent, l'Algérie a aujourd'hui besoin d'hommes sains d'esprit et de corps, à la vision résolument tournée vers l'avenir et non pas prisoniers d'un passé mal assumé.
Il ya péril en la demeure "Algérie" et notre devoir, le plus sacré, est de dénoncer les pyromanes, qui sont en train de mettre le feu à notre "Maison Commune" et qui rentreront, le moment venu, "chez eux".
Ils l'ont déjà fait lorsque l'Algérie indépendante était confrontée aux pires difficultés de sa jeune existence, entre 1990 et 1998, notamment.
En ces moments là, notre pays n'a trouvé que ses fils et filles authentiques pour le défendre contre les hordes islamistes, aujourd'hui de retour en force à la faveur de la politique défaitiste de la "Réconcilation Nationale", unilatéralement décidée, élaborée et mise en oeuvre et qui a sérieusement démobilisé les forces combinées, qui étaient parvenues, en 1998, au prix de lourds sacrifices, à réduire le terrorisme islamiste à sa plus simple expression.
Il est vrai, que les "éradicateurs de salon", comme Ouyahia et ses amis du Randou, aujourd'hui "éradiqués" par le Clan d'Oujda, qui se sont bunkerisés au Club des Pins, en laissant le peuple algérien livré à lui même et aux égorgeurs islamistes, n'avaient pas mieux fait, même s'ils n'avaient pas déserté le pays.
Nos enfants, déjà fort traumatisés par les nombreux drames que le pays a connus, depuis 1962, à cause essentiellment de l'incompétence notoire de ses "responsables" successifs, ne nous pardonneront jamais notre énième lâcheté et notre silence coupable car aucune justification ni explication n'est acceptable lorsqu'il s'agit de l'avenir du pays, de leur avenir, eux qui constituent la majorité écrasante de la population algérienne alors que les "vampires" n'en représentent que moins de un pour mille et n'ont jamais cessé de nous diviser et de nous dresser les uns contre les autres afin de perpétuer leur règne, déjà demi-centenaire.
A coeur vaillant, rien d'impossible, dit un proverbe irlandais.
Amine Benrabah
Moi aussi, c'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer.
Comme M. Abdelkader Messahel, actuellement Ministre Délégué, Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, j'ai commencé ma carrière au Ministère des Affaires Etrangères, dont je suis aujourd'hui retraité, au début des années 1970, avec le grade de Chancelier des Affaires Etrangères.
A un moment donné de l'évolution de ma carrière, qui se déroulait le plus normalement du monde puisque, grâce à mes efforts personnels, j'ai pu réussir aux différents examens internes que j'ai passés pour devenir, d'abord Attaché, ensuite Secrétaire et enfin Conseiller et Ministre Plénipotentiaire, j'ai malheureusement rencontré sur mon chemin un homme de mal, sans foi ni loi, qui avait juré, à mon insu et pour des raisons que j'ignore encore, de me "détruire".
Ce qu'il fit effectivement avec la complicité d'agents de l'Administration Centrale du MAE et des Services de Sécurité car cet énergumène, que les Diplomates algériens reconnaitront facilement, est le beau-frère d'un baron du Clan d'Oujda, assassiné en 1994, en même temps que son fils, son frère et ses deux gardes de corps par "Monsieur Hassan Hattab".
Quel exploit contre quelqu'un de beaucoup plus faible que lui et de surcroît, à son insu.
Eléphant contre coq, en quelque sorte.
Le combat était par trop inégal.
"A vaincre sans péril..."
S'il avait eu le courage de me dire qu'il avait décidé de tout faire pour me priver de mon droit à la promotion dans ma carrière, afin de satisfaire ses propensions démoniaques, je lui aurais épargné cette peine inutile en lui répétant exactement ce que j'ai déjà dit à un "responsable" de son espèce :" Détrompez-vous, je n'ai jamais sollicité un quelconque poste de responsabilité ni demané pourquoi j'étais privé de promotion, pour la simple raison que j'étais convaincu que dans notre pays la responsabilité s'octroie souvent sur des critères subjectifs. Tel que je suis, je suis bien dans ma peau et en parfait accord avec mon âme et conscience".
J'ai su, par la suite, que ce lugubre personnage, caractériel, coléreux et violent a également fait du mal à de nombreux collègues du MAE dont il a brisé la carrière et ce ne sont sûrement pas les deux ou trois collègues, qu'il a "pistonnés" pour des considérations purement régionalistes, qui pourraient me contredire.
EN 1995, il a agressé, à l’arme blanche, M. Abdelkader Taffar, le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères.
Pour beaucoup moins que ça, de pauvres bougres ont été radiés des effectifs du MAE mais le Ministre de l’époque, M. Dembri, qui avait lui-même assommé d’un coup de poing un de ses collaborateurs, lorsqu’il était ambassadeur au Canada, avait étouffé « l’affaire »,
Il a fait sa Carrière à l'ombre de son beauf et continue à se nourrir de son sang.
Selon des connaissances communes, il a, à plusieurs reprises, fait intervenir sa soeur auprès de son défunt mari pour qu'il fasse du mal à des personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, uniquement pour satisfaire l'instinct morbide et la rancune du frère de son épouse, qu'il n'aimait pas. Qui aime les mauvaises gens ?
Même leurs propres enfants, paraît-il, n'en sont pas fiers, parce qu'ils savent que ce sont eux, en définitive, qui "trinquent" souvent pour les actes répréhensibles de leurs parents indélicats. N'est ce pas ?
Comme le dit un de nos bons vieux dictons :"Que Dieu nous protège jusqu'à ce que la terre nous recouvre, dans l'estime et le respect des nôtres et d'autrui".
Une dernière question avant de tourner définitivement cette page peu glorieuse: qu'aurait-il fait lui, qui a été parachuté au MAE directement à un poste de responsabilité, si quelqu'un avait saboté sa carrière ?
Je saisis cette occasion pour rendre un vibrant hommage aux milliers de cadres algériens qui servaient, tous secteurs confondus, le pays, rien que le pays loyalement et avec un dévouement et un désinteressement exemplaires mais qui ont été victimes de l'ostracisme et de la persécution des différents Services de Sécurité, exclusivement à la solde du régime, dont "l'ennemi" numéro 1 étaient ses cadres propres et compétents et les intellectuels, qui refusent sa logique prédatrice et non pas les milliers d'activistes islamistes qui semaient librement la haine, propageaient leur doctrine rétrograde dans les mosquées, les écoles et les espaces socio-culturels du pays et investissaient massivement les différentes institutions de la République, minée par la corruption et la cupidité de ses dirigeants trop occupés par l'accumulation primitive de biens matériels.
Pouvoir et ambition aveugles, que de crimes odieux ont été commis en votre nom !
Amine Benrabah