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cestleclandoujdaquimatuer
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Pour qu'ils ne puissent plus Tuer
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05.01.2008
Dernière mise à jour :
08.05.2008
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Les échecs diplomatiques de Bouteflika

Posté le 08.05.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Depuis l'installation de Bouteflika au palais d'El Mouradia, en Avril 1999, notre pays, qui était, il est vrai, isolé et peu fréquenté à cause de la tragédie qu'il vivait en raison de la lutte fratricide sanglante pour le pouvoir, qui s'y déroulait à huis clos, n'a cessé de collectionner les échecs diplomatiques.

En déphasage quasi-complet avec la réalité du monde d'aujourd'hui, dont ils ignorent les clés d'entrée majeures, Bouteflika et ses "Conseillers Diplomatiques" et "Ambassadeurs chevronnés" octogénaires et septuagénaires : Bedjaoui, Rahal, Sbih, Bessaïh, Jazaïri, Belkheir, Bencheikh, Khelladi, Maaoui, Hadjar, Yousfi, Dembri, Ghreib etc... interprètent les tendances fortes des relations internationales à travers leur grille de lecture désuette.

Autistes et cupides, les « Papis » se trompent d’époque et font de la résistance passive à tout ce qui qu'ils estiment contraire à leurs intérêts personnels.Même leur légitimité préhistorique ne peut plus cacher leurs multiples déficiences criardes.

Ils commettent fatalement erreur sur erreur.

En voici quelques unes :

1- Afrique


Sahara Occidental :

Grâce au rajeunissement de sa classe politique, à la modernisation de son appareil diplomatique et à l'assistance "technique" des pays amis et alliés, auxquels la monarchie alaouite reste fidèle, dévouée et reconnaissante et sans avoir les moyens financiers et humains de l'Algérie, le Maroc a enregistré, ces dernières années, des points positifs auprès de plusieurs pays africains notamment, qui ont retiré leur reconnaissance à la République Arabe Sahraouie Démocratique et auprès des puissances occidentales, qui soutiennent aujourd'hui activement son "Plan pour une large autonomie du Sahara Occidental".

Notre Diplomatie, enferrée dans des "principes" archaïques et minée par la bureaucratie, le régionalisme et le clientélisme, s'accroche désespérément au "Plan Baker" que les Etats Unis eux-mêmes jugent dépassé.

" C'est une chèvre, même si elle s'est envolée ".

Bouteflika pourrait toujours rétorquer, à juste titre, que ce sont des Chaouis et des Kabyles qui gèrent ce dossier au MAE et à New York.

Médiations

Malgré le tapage médiatique qui les a entourées, les médiations entreprises par notre pays entre l’Ethiopie et l’Erythrée et entre le Gouvernement malien et les rebelles Touaregs, sont dans l’impasse ou battent de l'aile.

C'est la Libye qui en tire avantage, sur le plan diplomatique.

Pour pouvoir assurer une médiation crédible et durable entre les autres, qui seront inévitablement appelés à faire des concessions mutuelles, il faut d’abord avoir le courage et la probité morale de demander pardon à son propre peuple pour les dénis, abus et drames dont il a été victime depuis 1962.

S’il cherche donc réellement l’intérêt du pays, comme il ne cesse de le déclarer, sans vraiment convaincre, le Président Bouteflika, qui est un des géniteurs du système imposé au pays en 1962 par le Clan d’Oujda, devrait faire ce mea culpa.

Ce geste, honorable et hautement symbolique, lui vaudra aux yeux des Algériens et de la postérité tous les mandats et Prix Nobel du monde.

Mais est-il capable de résister à ses pulsions égocentriques et aux pressions du clan ?

Avant d' être crédible à l’étranger, il faut d'abord l’être chez soi.


NEPAD

A part la photo-souvenir que la rencontre annuelle G8-NEPAD permet à Bouteflika de prendre avec les dirigeants des nations les plus puissantes du monde et de la Russie, le NEPAD, qui va être "restitué" à l'Union Africaine, n'a engendré que des obligations sonnantes et trébuchantes pour notre pays.


2- Accord d'Association avec l'Union Européenne :

Pour l'instant, notre pays ne subit que les effets négatifs et les contraintes de cet Accord.

En effet, contrairement à ses voisins de l'Est et de l'Ouest, l'Algérie n'a profité ni des fonds MEDA ni de la mise à niveau de ses entreprises.

Au contraire, la production nationale hors hydrocarbures, déjà insignifiante, est à l'agonie à cause de la suppression des barrières douanières qui la protégeaient relativement contre la concurrence déloyale des produits étrangers.

En outre, l'Union Européenne veut nous forcer, en vertu de cet Accord, à signer avec elle un accord stratégique en matière d'énergie pour garantir sa sécurité énergétique et reste sourde à nos demandes répétées pour l'établissement d'une meilleure circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée.

Elle cherche, en quelque sorte, à faire des pays du Maghreb des camps de concentration pour l'immigration clandestine en provenance d'Asie et d'Afrique sub-saharienne.

L'émigration algérienne en France a même perdu le statut spécifique dont elle jouissait jusqu'à la signature de l'Accord d'Association, en 2002.



3-Pays Arabes :

Malgré tous les sacrifices consentis par notre pays pour les différentes causes arabes, jamais les pays "frères" de la Ligue Arabe, ne nous ont appuyé sur la question du Sahara Occidental ni n'avaient condamné le terrorisme islamiste.

Pire, de l'Egypte à l'Arabie Séoudite, ils ont toujours soutenu activement le Maroc et les groupes terroristes islamistes, jusqu'à récemment encore, ouvertement incités et financés par cette dernière.

Pour casser le mythe cultivé par les baathistes, M. Daho Ould Kablia, Président de l'Association des anciens du MALG, vient de révéler que les pays arabes s'étaient, dans leur grande majorité, abstenus d'apporter la moindre aide et assistance financière, diplomatique et encore moins militaire à la Révolution algérienne.

Bien au contraire, certains pays "frères" comme la Tunisie, le Maroc ou l'Egypte se sont sucrés sur son dos en prélevant un quota important sur les armes acquises par le GPRA et destinées à l'ALN

A l'exception donc de la corruption, dont les noms des "grands" bénéficiaires commencent à être sussurés ici et là, rien, absolument rien n'explique les concessions juteuses qui ont été ou qui vont être octroyées à certaines compagnies des pays "frères".


4- Pays occidentaux :


Etats Unis d'Amérique

A cause des contradictions du gouvernement algérien sur les questions de l'Africom, de l'Irak et de l'Iran notamment, les Etats Unis d'Amérique, qui ont entamé avec nous une coopération prometteuse en matière de lutte contre le terrorisme, qui devait s'étendre à d'autres domaines stratégiques, semblent s'éloigner de plus en plus de notre pays et opter, après une période d'hésitation, pour le renforcement de leurs relations stratégiques avec le Maroc, considéré comme un allié traditionnel plus fiable, qu'ils soutiennent fermement dans la question du Sahara Occidental.

En effet, non seulement notre gouvernement n'adhère pas aux thèses américaines sur ces questions et d'autres mais il les dénonce activement dans les fora régionaux et internationaux.

C'est la meilleure manière de pousser cette hyperpuissance dans les bras du Maroc.

C'est peut être l'objectif recherché par certains ?


France et Union Pour la Méditerranée

Avec la France, l'affaire de la "Repentance", que Bouteflika et Belkhadem voulaient utiliser à des fins politiciennes, s'est lamentablement retournée contre eux et, à cause de leur comportement infantile, notre pays se retrouve, aujourd'hui, dans une position plus que précaire concernant une question majeure des relations algéro-françaises.

Même les anciens de l'OAS ou Le Pen n'auraient pas rendu meilleur service à la France sur cette question.

Selon le Colonel Khatib, qui connait bien les deux hommes, ni Bouteflika ni Belkhadem n'avaient le profil ni le droit d'aborder la question de la repentance avec le Gouvernement français d'une manière aussi légère et quasi-irresponsable.


Par ailleurs, les manoeuvres visant à un isolement régional de notre pays se sont accentuées avec le projet de l'Union Pour la Méditérranée.

Il vaut mieux donc être parmi les premiers adhérents à cette organisation pour pouvoir défendre nos intérêts en son sein et ne pas être marginalisé dans la région.

Les réticences et la méfiance exagérées, héritées de la "diplomatie des maquis", l'absence de vision claire et l'hésitation maladive se payent cher en politique et en diplomatie.

La valse-hésitation constatée au sujet de notre adhésion à la Politique Européenne de Voisinage en témoigne largement.

En tout état de cause, la "Diplomatie Attentiste" adoptée, ces dernières années par le gouvernement algérien a considérablement porté préjudice au pays car il se contente de réagir mollement et souvent confusément aux initiatives et mutations sous-régionales, régionales et internationales, qui le concernent pourtant directement, au lieu d'agir sur elles, de manière constructive, pour en tirer profit.


5- Chine et Russie :

Elles cherchent uniquement leurs intérêts.

Connaissons-nous vraiment les nôtres ?



6- Organisation Mondiale du Commerce :


A cause d'une mauvaise évaluation par le Gouvernement SIFI, qui avait conseillé, en 1994, au Président Zéroual de ne pas signer l'Acte de Marrakech portant création de l'Organisation Mondiale du Commerce, notre pays a raté, une fois encore, l'occasion d'entrer par la grande porte dans cette Organisation.

Aujourd'hui, pour y être admise par la petite porte, l'Algérie doit faire d'énormes concessions qui la dépouillent pratiquement de pans entiers de sa souverainté économique.

Il ne faut donc surtout pas croire Chakib Khelil lorsqu'il dit que le gouvernement algérien ne va pas augmenter le prix du gaz domestique car cette exigence, qui émane de nos partenaires à l'OMC, sera tôt ou tard satisfaite, comme toutes les autres conditions.


Ces échecs symptomatiques montrent, s'il en est besoin, les limites atteintes par une diplomatie accaparée par une seule personne et livrée à ses humeurs changeantes.

Le miracle promis en 1999 n'a pas eu lieu. Dix ans après, la désillusion et la déception sont grandes.

Les observateurs avertis et neutres avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme sur la démarche archaique en soulignant avec force que les "shows" diplomatiques présidentiels relevaient beaucoup plus du folklore que de l'analyse et de l'action mûrement réfléchie.

A cause de l'autisme et du bricolage de ses dirigeants, notre pays renoue avec l'isolement.

En sont-ils, au moins, conscients ?

Que faire donc pour sauver d'urgence une Diplomatie visiblement en panne d'imagination et à la dérive, qui a perdu la capacité d'initiative et d'action qu'elle avait jadis ?


Amine Benrabah



--

République en danger

Posté le 26.02.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Parce qu'il pratique à outrance un népotisme et un régionalisme qui frisent le racisme.

Parce que sous son règne, marqué par un autoritarisme d'un autre siècle :

- la corruption s'est généralisée et gangrène toutes les institutions de la République, au point de valoir à notre pays le titre infâmant de "l'Etat le plus corrompu du monde", qui lui a été décerné, en 2005, 2006 et 2007, par l'Organisation Non Gouvernementale "Transparency International" ;

- les enrichis illicitement sont devenus plus riches et les appauvris "légalement" sont devenus encore plus pauvres ;

- le tissu industriel productif du pays a été démantelé au profit d'une économie de bazar dominée par le marché informel ;

- des fléaux sociaux graves minent la société algérienne, sapée par le chômage endémique et le désepoir qu'il engendre chez les personnes en âge de travailler, jeunes et moins jeunes ;

- les cadres marginalisés ont fui et continuent de fuir le pays par milliers ;

- le charlatanisme et l'obscurantisme ont connu une expansion dangereuse et se sont emparés de larges espaces censés constituer des sanctuaires inviolables du savoir et de la connaissance méprisés par une société qui a perdu la majorité des valeurs qui ont fait sa force naguère ;

- les bourreaux islamistes sont courtisés et protégés, la mémoire de leurs victimes trahie et les familles de ces dernières persécutées et menacées de représailles lorsqu'elles osent demander justice pour leurs enfants assassinés ou handicapés pour la vie ;

-les graines de la haine et de la division ont été semées, à travers tout le pays, dans le seul but de perdurer au pouvoir

Parce que son état de santé physique et mentale, sérieusement dégradé par la maladie, ne lui permet pas d'assumer convenablement ses lourdes responsabilités constitutionnelles.


Bouteflika constitue, aujourd'hui, un véritable danger pour la République, qu'il a rendue plus que jamais vulnérable.

Sa politique défaitiste a sérieusement compromis les efforts patiemment déployés depuis des années par les patriotes pour redonner confiance au peuple algérien profondément traumatisé par le terrorisme barbare.


Amine Benrabah

Solidarité avec Monsieur RAHABI

Posté le 08.02.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
J'ai personnellement eu l'honneur et le privilège de côtoyer , durant de longues années, M. Rahabi, au Ministère des Affaires Etrangères où il avait "débarqué", en 1978, frais émoulu des bancs de l'ENA.

Sa compétence et sa probité intellectuelle et morale sont notoirement connues et appréciées par ses collègues ainsi que par ses supérieurs hiérarchiques, à l'image du défunt Si Youcef Kraïba, l'inégalable dénicheur de jeunes talents, qui ne tarissait pas d'éloges sur lui.

Ces qualités lui ont valu une belle carrière, hélas écourtée par la perfidie et la jalousie du clan d'Oujda, dont il a osé, en digne fils de chahid, affronter les intérêts et ambitions voraces.

Comme sont maintenant publiquement connues la duplicité et l'immoralité des personnes qu'il cite ou vise dans l'article qu'il vient de publier dans la quotidien national "Le Soir d'Algérie", dans lequel il défend intélligemment la Constitution de 1996 et que je touve équilibré et objectif car Si Abdelaziz fait parler les faits rien que les faits et ces derniers sont têtus.

Il a bien fait de partager avec nous les informations qu'il a eu la chance d'avoir de première main et de démasquer les imposteurs et les comploteurs comme les Abdelaziz, Belkhadem et Ziari, qui versent dans le mensonge le plus abject en affirmant avec le culot et l'arrogance qui sont les leurs que "Les réformes contenues dans la Constitution de 1996 étaient imposées à l'Algérie par l'étranger".

Calomnie et mensonge que tout cela !

C'est leur petit maître, "maîtrelet", dirait La Fontaine, qui a fait toutes les concessions aux pays occidentaux pour pouvoir neutraliser l'ANP qui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le gêne dans ses projets hégémoniques et dictatoriaux.

La loi scélérate sur les hydocarbures, votée et promulguée en catimini et justement annulée grâce aux fortes pressions de la Direction de l'ANP et non pas à celles de Zerhouni, comme a voulu le faire accroire une "information" disséminée par certains milieux proches du clan d'Oujda, n'est pas la seule concession et capitulation devant le "lobby pétrolier".

S'il n'est pas extirpé de son koursi, pour incapacité physique et mentale à exercer ses fonctions, il va alièner de manière irreversible l'avenir du pays.

Encore une fois, n'en déplaise à vos détracteurs, Merci M. Rahabi pour vos analyses lumineuses.

Haute considération.

Un ancien collègue et aîné, victime du clan d'Oujda.

Amine Benrabah

Le paradoxe algérien

Posté le 04.02.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Le phénomène ambivalent d'attraction-répulsion que l'Algérie suscite chez nos partenaires étrangers s'explique par une série de facteurs à la fois positifs et négatifs que la réalité algérienne présente aujourd'hui.

I-Facteurs positifs :

Ils sont essentiellement d'ordre géographique

- La proximité géographique du pays, de l'Europe ( Ghazaouet est, à peine, à 180 kms d'Almeria, Espagne ) rend les coûts de transport des importations et des exportations très compétitifs.

- Le Sahara algérien constitue une source d'énergie multiforme ( pétrole, gaz et solaire ) et inépuisable et les ressources financières considérables qu'elle permet de générer pour le pays.

- L'immensité du territoire ( le 2ième en Afrique et le 11ième au monde), qui nécessite un aménagement ouvrant des perspectives de contrats bilatéraux et multilatéraux faramineux, dans le domaine des BTP.

- Un potentiel touristique énorme, dû à la diversité géographique et historique du pays. Il est de plus en plus prouvé, par les anthtropologues, que, dans sa configuration actuelle, l'Algérie constitue un des berceaux de l'humanité.

- Une populaton majoritairement jeune, dont les besoins restent encore à couvrir dans tous les domaines et constitue malgré ses qualifications insuffisantes une main d'oeuvre à bon marché.

II-Facteurs négatifs :

Ils sont essentiellement dus à l'homme

- La malhonnêteté viscérale, la cupidité légendaire, l'incompétence et la médiocrité chroniques de la majorité de la classe dirigeante, qui impose à la nation ses "qualités".

- La bureaucratie et son corollaire la corruption, généralisées, qui minent et terrorisent la société.

- Le terrorisme islamiste "résiduel", qui frappe où il veut et quand il veut.

- L'aggravation de la paupérisation de la majorité de la population algérienne, dont plus de la moitié est analphabète ou éduquée par une école et une université sinistrées, qui en ont fait les "zombies" qui peuplent encore nos maquis ou se font exploser dans des camions bourrés d'explosifs et commencent à infester les côtes de nos voisins du Nord.


Malgré ces facteurs négatifs et d'autres, non moins graves, dus essentiellemnt à l'incompétence de ses responsables successifs, l'Algérie sera, dans quelques années et certainement pour les décennies à venir, grâce à son formidable potentiel géo-physique, une des destinations majeures du capital mondial.

Par ailleurs, lorsque les hommes compétents et intégres seront majoritaires aux commandes du pays, son rythme de développement, actuellement sérieusement obéré et handicapé par la corruption et le gaspillage érigés en mode de gestion, sera certainement accéléré et considérablement renforcé, dans l'intérêt de tous les Algériens, dont la majorité est actuellement marginalisée par leurs gouvernants auto-proclamés.

L'attraction-répulsion actuelle cédera alors la place à un réel et durable intérêt, chez les investisseurs nationaux et étrangers, qui connaissent bien l'importance stratégique de notre pays mais aussi les tares congénitales de la majorité de ses dirigeants.
C'est là tout le paradoxe de l'Algérie.

Amine Benrabah

"La Révolution Blanche"*

Posté le 21.01.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Les Ambassades et Compagnies étrangères en Algérie se bunkerisent non pas parce qu'elles craingnent un regain quelconque d'attentats terroristes contre lesquels, celles qui n'ont pas quitté l'Algérie se sont bien préparées depuis 1990 mais parce que les Diplomates en poste à Alger sont, de plus en plus, convaincus que le pouvoir algérien, en pleine crise paranoïaque, à l'image de son Président, n'hésitera pas de réprimer férocement, comme il l'a fait depuis 1962, ce qui est aujourd'hui communément appelé, dans les milieux diplomatiques algérois, "la Révolution Blanche" et dont les ingrédients se manifestent fortement, à travers tout le pays.

En voici les principaux :

Le "terrorisme résiduel", version clan présidentiel, qui frappe là où il veut et quand il veut et qui a été considérablement renforcé par les concessions unilatérales du pouvoir et les mesures de grâce présidentielles massives accordées aux terroristes, sans déclaration de repentance préalable. Pour des raisons démagogiques, la repentance est demandée à la France.
Lorsque nos démagogues professionnels cesseront de la revendiquer, à des fins bassement politiciennes, la demande de pardon sera certainement présentée, un jour ou l'autre, par le Gouvernement français, au peuple algérien, comme il l'a fait avec d'autres peuples anciennement colonisés.
La surenchère malsaine dessert souvent la cause qu'elle prétend défendre.

Face à l'immobilisme, à la stérilité et au manque d'imagination dramatique du Gouvernement, castré par le Président Bouteflika, la société algérienne, dans toute sa diversité, est en ébulition : les grèves, largement suivies, se multiplient dans tous les secteurs et donnent lieu à des manifestations pacifiques, souvent violemment réprimées.

Malgré les déclarations farfelues de Temmar, Djoudi, Bendjaber et d'autres "experts" de pacotille et, à l'exception des secteurs des hydrocarbures, des mines, des télécommunications et des banques et assurances, où les investissements sont hautement rentables immédiatement, les investissements directs étrangers ( les fameux IDE ) restent encore faibles, dans tous les secteurs et les promesses démagogiques d'investissements faramineux émanant des "frères" arabes et de quelques partenaires d'Extrême Orient et d'Occident, ne sont pour le moment que des intentions répétées, à maintes reprises.

Les fléaux et maux sociaux suivants :

- Recrudescence du banditisme et de la criminalité sous toutes leurs formes,
- Bureaucratie et corruption généralisées,
- Multiplication des scandales financiers : détournements des deniers d'organismes et institutions publics commes les banques, les entreprises, les wilayas, dairas et communes,
- Injustice sociale,
- Impunité des "intouchables" du régime, confirmée lors du "procés" Khalifa,
- Népotisme et régionalisme exacerbés,
- Indigence culturelle, industrielle et technologique du pays et le chômage endémique, qui en découle.
Tandis que nos voisins, de l'Est et de l'Ouest notamment, renforcent leur tissu industriel productif et créent des emplois par dizaines de milliers, Temmar ( encore lui ) est réduit, je le cite, à "lancer une réflexion pour la définition d'un avant-projet de stratégie industrielle", pour développer une industrie, qui a été démantelée en catimini, par une privatisation sauvage des Entreprises Publiques Economiques.

Précarité médicale et sociale de la majorité de la population algérienne, en dépit de l'aisance financière que l'Etat enregistre actuellement, en raison de concessions très avantageuses octroyées aux compagnies étrangères et l'exploitation intensive des ressources minérales, non renouvelables, du pays.

Ecole sinistrée, qui produit des chômeurs par dizaines de milliers et enregistre l'un des taux de déperdition les plus élevés au monde : sur 100 élèves inscrits en première année élémentaire ( 6ième ), seuls 4 arrivent à la Terminale et parmi ces 4, un seul aura son bac et pourra aller à l'Université, non moins sinistrée.

Analphabétisme de près de la moitié de la population algérienne,

Ces tares et lacunes et d'autres fléaux et maux sociaux, aussi graves, ( drogue, prostitution, émigration clandestine, fausse monnaie, pillage du patrimoine et déstruction des sites historiques etc...), qui minent sérieusement la société algérienne aujourd'hui et ne militent aucunement en faveur d'un troisième mandat, bien au contraire, sont quotidiennement subis et dénoncés par le peuple algérien révolté par l'indifférence et le train de vie insultant de la nomenklatura, qui a le culot de créer un"fonds pour les générations futures", qui pourrait connaitre le même sort que celui du tristement célébre "fonds de solidarité", mis en place par le Président Ben Bella, aux lendemains de l'Indépendance, en 1962, alors que les besoins élémentaires de la grande majorité de leurs contemporains restent encore à couvrir.

Messieurs du pouvoir ! "la Révolution Blanche", qui s'annonce est fonciérement pacifique, constructive et salutaire pour le pays ruiné par la cupidité et l'incompétence de la majorité de vos collègues.
N'essayez pas de la contrarier ni de la récupérer, ce sera peine perdue.

En comprenant plutôt la nécessité impérieuse du changement, maintenant, vous pourrez faire éviter à la nation algérienne une épreuve sanglante supplémentaire.

Amine Benrabah

*Cette expression est empruntée à un Diplomate américain en poste à Alger.

Le mauvais exemple

Posté le 17.01.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Pourquoi New York, Paris, Londres et demain d'autres capitales devraient elles ménager un pouvoir aux abois, de plus en plus coupé de son peuple qu'il "dirige" à partir de palais (El Mouradia, du Gouvernement, Zirout Youcef etc...) devenus de véritables bunkers, à cause des mesures de sécurité mises en oeuvre pour les protéger contre la colère de leurs concitoyens livrés à eux-mêmes.

Dans ces pays démocratiques, le Gouvernement risque carrément de tomber si un de leurs ressortissants venait à être assassiné à l'étranger et qu'il sera prouvé que son Gouvernement ne l'avait pas informé, en temps opportun, des dangers qu'il encourerait s'il se rendait dans tel ou tel pays, pour une raison ou une autre.

Un moment, sensibles, sans être réellement convaincus, au discours triomphaliste du clan présidentiel, qui a présenté la "Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale", unilatéralement élaborée dans l'urgence, comme la seule et unique possible solution à la crise multidimensionnelle algérienne, nos partenaires étrangers semblent comprendre aujourd'hui que cette politique de concessions unilatérales, de plus en plus importantes et dangereuses pour la cohésion, la stabilité et l'unité nationales, a surtout été mise à profit par les terroristes islamistes pour reconstituer leurs troupes décimées par les forces armées et de sécurité algériennes, aidées par les patriotes et la majorité du peuple algérien et pour réviser et adapter leur stratégie d'agression permanente, au terrain de l'ennemi, démobilisé par une surenchère politicienne suicidaire.

On ne peut pas décemment demander à nos partenaires étrangers de faire fi de la dramatique réalité qui prévaut encore dans notre pays et de venir insvestir dans un pays que ses propres enfants, toutes catégories sociales confondues, fuient désespérément, de toutes les manières possibles.

En tout état de cause, en se barricadant à double tour, dans leurs palais et en bloquant, pendant des heures, la circulation, lors de leurs déplacements, à Alger ou à l'intérieur du pays, les plus hauts responsbles du pays donnent le plus mauvais exemple possible à nos concitoyens et à nos partenaires étrangers, désireux de s'installer en Algérie.

En réalité, en agissant ainsi, ces "responsables" nous confirment qu'ils sont restés fidèles et égaux à eux-mêmes, dans leur égocentrisme.

Il est vraiment grand temps que nos "vénérables" dirigeants , qui fonctionnent avec une échelle de valeurs, pour le moins douteuses, qu'ils nous ont imposées depuis 1962 mais qui ne pourraient, en aucun cas être imposées à nos partenaires étrangers, malgré les énormes avantages et concessions qu'ils ne cessent de leur consentir, en contrpartie de leur "compréhension", sachent que le monde a beaucoup changé.

Au lieu donc de s'entêter ridiculement, comme ils le font actuellement avec "l'affaire" (une autre ruse) de la révision constitutionnelle pour s'accrocher encore au koursi, le meilleur service que, ces figures usées, recyclées et ré-injectées, responsables de tant d'échecs dramatiques, puissent rendre au pays, est qu'ils partent, tous et maintenant, comme l'avaient fait, dans le respect et la dignité, leurs homologues étrangers, qui avaient pourtant apporté bien-être à leur peuple et prospérité à leur pays.

Ces aveugles, sourds et muets articifiels, ces limaces "entêtées", comme dirait Rachid Boudjedra, qui n'ont produit que de la bave depuis 1962, doivent comprendre, une fois pour toutes, que cette fois-ci, sous aucun prétexte, ils ne nous imposeront leur logique tordue.

Qu'ils aillent là où ils voudont, chez eux, chez les autres, le peuple algérien magnanime saurait fermer l'oeil sur leurs crimes et méfaits, si leur conscience leur permettaient d'avoir la paix de l'âme, qui leur manque le plus.

Un pays, dont plus de 70% de la population sont âgés de moins de 30ans, doit être gouverné par des hommes jeunes, sains d'esprit et de corps et qui ont une moralité sans taches.

Amine Benrabah

Post-Scriptum 2 : Le Changement est possible, maintenant.

Posté le 09.01.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Lorsque, dans mon précédent Post-Scriptum, intitulé :"C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer", j'ai dit :"l'heure de la relève a sonné", j'exprimais, en toute humilité, une conviction forte et profonde que je sais, partagée par l'écrasante majorité de nos concitoyens, écoeurés de voir le pays, plus de 45 ans après son Indépendance, encore entre les mandibules rouillées de ceux qui sont, d'une manière ou d'une autre, responsables de tous les drames que le peuple algérien a subis depuis 1962.

Je suis convaincu, tout comme vous d'ailleurs, que les conditions objectives sont aujourd'hui, plus que jamais, réunies pour qu'un changement générationnel dans la Direction du pays puisse se produire dans la sérénité nécessaire et les membres influents du Clan d'Oujda le savent pertinemment mais ils cherchent à mettre la nation devant le fait accompli, dans le seul but de continuer à "jouir" de l'influence et des avantages matériels considérables que leurs fonctions respectives actuelles leur procurent.

En effet, alors que la plupart des pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe Centrale et Orientale, qui étaient dans une situation politique, économique et sociale pire ou similaire à la nôtre, avaient pacifiquement ou au prix d'une violence minimale, effectué la mue nécessaire à leur adaptation aux exigences du XXIième siècle, l'Algérie recule tragiquement, dans tous les domaines, au point gravissime où les quelques acquis démocratiques engrangés depuis Octobre 1988, au prix d'énormes sacrifices consentis par des patriotes sincères, sont aujourd'hui sérieusement menacés par un régime que le Président Sarkozy dit "préférer à celui des talibans" ( bien triste comparaison, qui nous rappelle celle, aussi grave du "moins mauvais candidat" ) et dont le Président nage à contre-courant de l'Histoire.

Même les "Apprentis-Présidents" ( Chadli et Zéroual ), dixit "l'Apprenti-Dictateur", n'avaient pas osé franchir ce seuil infâme. Bien au contraire, le "Général Major", Liamine Zéroual est le père de la Constitution "libérale" de 1996, qui pose aujourd'hui problème au "Commandant" Abdelkader.

La majorité silencieuse doit donc briser son silence pour imposer "le changement, maintenant" car tous les jours que le clan d'Oujda passera encore aux commandes du rafiot "Algérie", grâce à la ruse et à la duplicité, vont accentuer sa dérive.

Les classements et notes attribués à l'Algérie , ces dernières années, par différentes institutions internationales, sont révélateurs de l'état peu reluisant du pays, dans de nombreux domaines.

Si chacun de nous prend sur lui de relever le défi simple de rappeler à ses amis et proches que " le changement est possible, maintenant" et de leur demander de faire de même avec leurs amis et proches et ainsi de suite, nous serons, d'ici à Janvier 2009, des milliers , des centaines de milliers voire même des millions à porter cette volonté commune, enfouie dans notre mémoire collective meurtrie et à la voir se matérialiser.

Les milliards de dinars algériens, qui vont servir, sans aucun doute, au financement occulte de la campagne démagogique et populiste pour le 3ième mandat, menée à tambour battant par Belkhadem et ses alliés de l'ex-FIS, des zouis et du FLN, tendance islamiste, et qui seront puisés, comme pour la campagne de 2004, de la cagnotte constituée grâce à l'exploitation sauvage des ressources naturelles non renouvelables du pays par les compagnies étrangères et la Sonatrach, ne pourront pas arrêter le tsunami social en gestation car, dans ce pays, les bonnes volontés sont encore beaucoup plus nombreuses que le Clan d'Oujda ne le croit.


Amine Benrabah

Post-Scriptum : C'est le Clan d'Oujda qui m'a Tuer

Posté le 07.01.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Réponse au commentaire de M. Wahab BENIDIR, paru dans "Le Matin d'Algérie Online", à la suite de l'excellent article de Hassane Zerrouki, intitulé "Révision constitutionnelle : le calcul sordide de Belkhadem".

Merci cher collègue pour tes paroles, oh combien encourageantes et réconfortantes, en ces temps de démission et de soumission quasi-générales.

Hélas, mille fois hélas, les vieux démons de la haine et de la division ont été ressuscités par le Clan d'Oujda revanchard qui, depuis bientôt neuf ans, n'a cessé de mépriser les citoyens originaires des 47 autres wilayas du pays, par un népotisme et un régionalisme "à la limite du racisme".

Moi aussi, je me souviens, comme si cela datait d'hier, de la vive réaction de M.S. BENYAHIA, Ministre des Affaires Etrangères et de son Secrétaire Général, M.S. DEMBRI, lorsque feu Abdelmadjid Mohammedi, Directeur de l'Administration Générale, une autre victime de la persécution criminelle du Clan d'Oujda, leur avait présenté la "configuration régionale" des effectifs du MAE, services extérieurs et administration centrale, issus à plus de 90% de la wilaya de Tlemcen et d'une ou deux autres wilayas limitrophes : "C'est scandaleux et irresponsable" s'exclamèrent-ils, interloqués par les statistiques fournies par le Directeur des Personnels.
"L'irresponsable", qui est à l'origine de cette situation est aujourd'hui Président de la République.

Boumediène, que le Clan d'Oujda a pris en otage, au point de lui faire porter un nom et un prénom bien de la région et d'épouser, tout comme M.S. BENYAHIA, plus tard et d'autres "personnalités" originaires de l'Est et du Centre du pays, des tlemcéniennes de "souche", c'est à dire d'origine marocaine, cautionnait aveuglément les abus du Clan.

Effectivement, comme tu le dis si bien, toutes les institutions de la République sont aujourd'hui massivement investies et sous le contrôle direct ou indirect de personnes acquises ou dévouées corps et âmes au Clan d'Oujda.

N'est-ce pas Honoré de Balzac qui a écrit :"Plus sa vie est infâme, plus l'homme y
tient, elle est une protestation, une vengeance de tous les instants"

Les hommes pieux et sages, qui connaissent la vanité de la vie et des jouissances terrestres et qui ont passé avec succés les épreuves d'ici-bas, ont hâte de rejoindre leur Dieu pour jouir des bienfaits du Paradis qu'ils ont mérité.

Ce n'est malheureusement pas du tout le cas de cette "espèce" d'assoiffés et d'affamés, à la foi chancelante et à la morale douteuse, quand ils en ont, physiquement et mentalement malades, "cupides et obstinés", qui nous gouvernent, malgré nous, depuis 1962 et qui doivent, au plus vite être chassés du pouvoir auquel ils s'agrippent pathétiquement au prix de compromis et compromissions très dangereux pour l'indépendance, l'unité, la cohésion et la stabilité du pays.

Oui, l'heure de la relève a sonné et elle aura lieu avec ou sans leur consentement.

Que les sourds-muets qui obstruent l'horizon politique, économique, social et culturel du pays le comprennent bien car pour pouvoir faire convenablement face aux défis majeurs qui l'attendent, l'Algérie a aujourd'hui besoin d'hommes sains d'esprit et de corps, à la vision résolument tournée vers l'avenir et non pas prisoniers d'un passé mal assumé.

Il ya péril en la demeure "Algérie" et notre devoir, le plus sacré, est de dénoncer les pyromanes, qui sont en train de mettre le feu à notre "Maison Commune" et qui rentreront, le moment venu, "chez eux".
Ils l'ont déjà fait lorsque l'Algérie indépendante était confrontée aux pires difficultés de sa jeune existence, entre 1990 et 1998, notamment.

En ces moments là, notre pays n'a trouvé que ses fils et filles authentiques pour le défendre contre les hordes islamistes, aujourd'hui de retour en force à la faveur de la politique défaitiste de la "Réconcilation Nationale", unilatéralement décidée, élaborée et mise en oeuvre et qui a sérieusement démobilisé les forces combinées, qui étaient parvenues, en 1998, au prix de lourds sacrifices, à réduire le terrorisme islamiste à sa plus simple expression.

Il est vrai, que les "éradicateurs de salon", comme Ouyahia et ses amis du Randou, aujourd'hui "éradiqués" par le Clan d'Oujda, qui se sont bunkerisés au Club des Pins, en laissant le peuple algérien livré à lui même et aux égorgeurs islamistes, n'avaient pas mieux fait, même s'ils n'avaient pas déserté le pays.

Nos enfants, déjà fort traumatisés par les nombreux drames que le pays a connus, depuis 1962, à cause essentiellment de l'incompétence notoire de ses "responsables" successifs, ne nous pardonneront jamais notre énième lâcheté et notre silence coupable car aucune justification ni explication n'est acceptable lorsqu'il s'agit de l'avenir du pays, de leur avenir, eux qui constituent la majorité écrasante de la population algérienne alors que les "vampires" n'en représentent que moins de un pour mille et n'ont jamais cessé de nous diviser et de nous dresser les uns contre les autres afin de perpétuer leur règne, déjà demi-centenaire.

A coeur vaillant, rien d'impossible, dit un proverbe irlandais.


Amine Benrabah

C'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer

Posté le 05.01.2008 par cestleclandoujdaquimatuer
Moi aussi, c'est le Clan d'Oujda qui m'a tuer.

Comme M. Abdelkader Messahel, actuellement Ministre Délégué, Chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, j'ai commencé ma carrière au Ministère des Affaires Etrangères, dont je suis aujourd'hui retraité, au début des années 1970, avec le grade de Chancelier des Affaires Etrangères.

A un moment donné de l'évolution de ma carrière, qui se déroulait le plus normalement du monde puisque, grâce à mes efforts personnels, j'ai pu réussir aux différents examens internes que j'ai passés pour devenir, d'abord Attaché, ensuite Secrétaire et enfin Conseiller et Ministre Plénipotentiaire, j'ai malheureusement rencontré sur mon chemin un homme de mal, sans foi ni loi, qui avait juré, à mon insu et pour des raisons que j'ignore encore, de me "détruire".

Ce qu'il fit effectivement avec la complicité d'agents de l'Administration Centrale du MAE et des Services de Sécurité car cet énergumène, que les Diplomates algériens reconnaitront facilement, est le beau-frère d'un baron du Clan d'Oujda, assassiné en 1994, en même temps que son fils, son frère et ses deux gardes de corps par "Monsieur Hassan Hattab".

J'ai su, par la suite, que ce lugubre personnage, caractériel, coléreux et violent a également fait du mal à de nombreux collègues du MAE dont il a brisé la carrière et ce ne sont sûrement pas les deux ou trois collègues, qu'il a "pistonnés" pour des considérations purement régionalistes, qui pourraient me contredire.

EN 1995, il a agressé, à l’arme blanche, M. Abdelkader Taffar, le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères.

Pour beaucoup moins que ça, de pauvres bougres ont été radiés des effectifs du MAE mais le Ministre de l’époque, M. Dembri, qui avait lui-même assommé d’un coup de poing un de ses collaborateurs, lorsqu’il était ambassadeur au Canada, avait étouffé « l’affaire »,

Il a fait sa Carrière à l'ombre de son beauf et continue à se nourrir de son sang.

Selon des connaissances communes, il a, à plusieurs reprises, fait intervenir sa soeur auprès de son défunt mari pour qu'il fasse du mal à des personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, uniquement pour satisfaire l'instinct morbide et la rancune du frère de son épouse, qu'il n'aimait pas. Qui aime les mauvaises gens ?

Même leurs propres enfants, paraît-il, n'en sont pas fiers, parce qu'ils savent que ce sont eux, en définitive, qui "trinquent" souvent pour les actes répréhensibles de leurs parents indélicats. N'est ce pas ?

Comme le dit un de nos bons vieux dictons :"Que Dieu nous protège jusqu'à ce que la terre nous recouvre, dans l'estime et le respect des nôtres et d'autrui".

Je saisis cette occasion pour rendre un vibrant hommage aux milliers de cadres algériens qui servaient, tous secteurs confondus, le pays, rien que le pays loyalement et avec un dévouement et un désinteressement exemplaires mais qui ont été victimes de l'ostracisme et de la persécution des différents Services de Sécurité, exclusivement à la solde du régime, dont "l'ennemi" numéro 1 étaient ses cadres propres et compétents et les intellectuels, qui refusent sa logique prédatrice et non pas les milliers d'activistes islamistes qui semaient librement la haine, propageaient leur doctrine rétrograde dans les mosquées, les écoles et les espaces socio-culturels du pays et investissaient massivement les différentes institutions de la République, minée par la corruption et la cupidité de ses dirigeants trop occupés par l'accumulation primitive de biens matériels.

Pouvoir, que de crimes odieux ont été commis en ton nom !


Amine Benrabah



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